sûr, le tout vieux dont il parle. Et bien que j’aie re-cueilli avec soin tout ce que les historiens et chroni-queurs suisses ou étrangers nous apprennent des an-ciens syres de Neuchâtel , il ne serait facile d’asseoir lafiliation et succession des dits comtes sur le peu qu’ilsen disent, et qu’on trouve épars ici et là.
Certains événemens étant déjà déduits.en la premièrepartie, j’y renverrai pour éviter les répétitions. Et,comme en rejetant les fables, il est toutefois permiset meme louable de faire honneur à son pays de toutce qui lui appartient, on ne peut trouver étrange quej’examine premièrement par le menu les deux questionssuivantes : i° Noïclenolex, ancienne ville des Helvé-tiens, était-elle chez nous et en quel lieu? 2° Par quia été bâtie l’église collégiale de Notre-Dame de Neu-châtel , et quelle est la date de sa fondation?
On entend dire si souvent, et on lit en tant d’en-droits que Neuchâtel est l’ancienne Noïclenolex, l’unedes douze villes que les Helvétiens brûlèrent, lorsqu’ilsémigrèrent au temps de César, (lesquelles villes ils re-bâtirent à leur retour ) qu’il vaut bien la peine d’exa-miner les fondemens de cette créance et de s’y arrêterun petit, toutefois en se souvenant avec défiance ducommun penchant qui pousse les hommes à estimergrandement leurs foyers. Et, avant tout, je dois fairehonneur des principales recherches et observations ci-après déduites à l’homme du plus grand esprit et sa-voir qu’il y ait jamais eu dans ce pays, j’entends leseigneur de Mirecour, Jehan Hory, que je désigneplus volontiers par le titre de chancelier, quand bienil a été lieutenant-gouverneur, voire lieutenant-général