de l’état, baron de Lignières, etc., et cela parce qu’ilfut heureux étant chancelier, au lieu que du laite deshonneurs il fut précipité dans un abîme d’infortunes.C’est dans un recueil de remarques et annotations oùce grand homme d’état inscrivait, pour les retrouverau besoin, les choses dont il voulait garder souve-nance, que je vis, étant jeune encore, celte questionagitée «à plusieurs reprises, et d’une telle manière qu’elleenflamma fortement ma curiosité, et la pique encoreen mes vieux jours, ainsi qu’on va le voir.
Mais, avant que de pouvoir présumer que Noïde-nolex, ville des anciens Helvétiens, était située surnotre territoire, il faut s’assurer premièrement que cepays faisait bien lui-même partie de l’antique Ilelvétic,première question que César, dans ses commentaires,a fort heureusement pris la peine de résoudre claire-ment, par les limites qu’il assigne à l’IIelvétie, la sé-parant de la Germanie par le Rhin , des provinces ro-maines par le Rhône et le lac Léman , et de la Séquanie,aujourd’hui Franche-Comté, par les cimes du Jura ,monte Jura altissimo qui est inter Sequanos et Hel-veiios. On peut bien s’en rapporter à un pareil géo-graphe qui écrivit à dit de maître à la tête de ses lé-gions. Certain est-il que notre pays est évidemmenten dedans des limites indiquées par ce fameux romain,lequel se contente d’ajouter que l’Helvétie contenaitdouze villes et quatre cents bourgs, le tout divisé enquatre contrées : « Helvetia in quatuor pagos divisaest. )) Mais, loin de nommer les douze villes, il n’in-dique pas même les quatre contrées; deux seulementsont mentionnées, pagus tigurinus , pagus urbige-