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nus; tellement que les écrivains et antiquaires ne sonttrop d’accord sur les noms des deux autres contréesque César passe sous silence.
Au regard de Noïdenolex, ce sont les anciens itiné-raires, la notice de l’empire, celle des Gaules , instru-menta Engelberge et divers écrivains qui font men-tion de cette ancienne ville; et, si quelques-uns laplacent chez nous, telles autorités, toutefois semblablesà celles sur lesquelles la majeure partie de l’histoire estassise, ne sont démonstrations : mais, si elles peuventêtre étayées par certains faits, monumens et reliques,elles mériteront alors créance à proportion.
Histoire et monumens certifient que Noïdenolex étaiten cette contrée de l’Helvétie appelée pagus aventi-cus, sous l’empire de Vespasien : la ville d’Avenche magnifiquement rebâtie alors, et agrandie dans unevaste enceinte, comme on sait, et ainsi que l’indi-quent les ruines de ses tours et murailles, fut illustréepar le titre de Colonia Pia Flavia en l’honneur deFlavius, père de l’empereur Vespasien , lequel Flaviusavait gouverné l’Helvétie. Or, ce pagus aventicus com-prenait alors tout le pays situé le long du Jura depuisSoleurejusques à Orbe, de là tirant sur Moudon , em-brassait le Romont , la Gruyère, le Sibenthal etc. Cefut ainsi qu’Avenche devint le lieu capital, Aventi-cum gentis capul, dit Tacite , aux paroles duquel onpeut croire, et ce fut ainsi par identité que notre paysappartint à la colonie d’Avenche , et que Noïdenolexput recevoir le surnom d 'A venticus, qui se trouve enplus d’un lieu. On lit dans la notice des Gaules : Noï-denolex verè pagi aventici est.