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Mais, quand bien il serait démonstrativement prouvéqu’il a existé autrefois une ville appelée Noïdenolex, dé-pendante de la contrée d’Avenche , ce qui vient d’êtredit ne peut nous autoriser à placer cette ville chez nous,et bien moins encore à faire succéder notre Neuchâtel d’à présent à l’ancienne Noïdenolex. Et, comme la plu-part des historiens et chroniqueurs qui en parlent, ontvécu postérieurement, et qu’ils se citent et se copientles uns les autres, selon coutume, tandis que les grandsluminaires, César et Tacite , ne nous en disent rien,non plus que certains autres écrivains romains et con-temporains de Noïdenolex, tels que Pline, Eutrope,Ammien-Marcellin et d’autres, lesquels parlent del’Helvétie, sans nous rien dire sur ce point, il mesemble que par défaut d’allégations contemporaines, ilfaudrait du moins pouvoir appuyer le témoignage desécrivains postérieurs par certaines autorités de monu-mens, tels que ruines, inscriptions, médailles, etc.Voyons s’il y a moyen.
En 1647, I e ministre Olivier Perrot m’ayant ditqu’un sien ami, pasteur d’Avenche , venait de l’infor-mer qu’un particulier creusant en un lieu proche desvieux murs d’enceinte, avait découvert une inscriptionsur marbre laquelle semblait se rapporter à notre pays,vu qu’il croyait y lire le mot de Noïdenolex, nous nousy transportâmes sur le champ, et trouvâmes une grandeet belle pierre plus fine et plus blanchâtre que notremarbre bâtard ou roche du Jura , longue de 3 pieds4 pouces, et haute de 2 pieds 6 pouces, ayant une facepolie chargée d’une inscription en bonne partie uséepar le temps ou ébréchée par la bêche du laboureur.