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y contenus et désignés par les vignerons sous les nomsClos-Brochet, Trinquery , Maladière et autres.
Le nom de Vieux -Châtel donné de temps immé-morial à cette partie de notre vignoble, et qu’une tra-dition constante attribue à une ancienne ville qu’ondit avoir été assise en ce lieu là, puis détruite et aban-donnée pour faire naître plus au couchant celle de Neu-châtel d’aujourd’hui, ce nom, dis-je, pourrait four-nir matière à des raisonnemens assez plausibles, maisnous avons choses de meilleur aloi à observer.
Les qualités et conditions physiques de la situationen laquelle je place l’ancienne Noïdenolex, peuvent êtrefacilement vues et jugées propres et avantageuses, pourpeu qu’on ait connaissance des raisons qui mouvaientles anciens dans le choix de l’assiette de leurs cités.On sait assez que leurs usages demandaient que la na-ture des lieux facilitât leurs murailles et tours de dé-fense. Je me souviens que le bourgmaître Wetsteinde Bâle , dont j’ai déjà parlé, fort curieux et bon con-naisseur de ces choses, passant ici autrefois, voulutque je le conduisisse à Vieux-Châtel. Là, après avoirparcouru et bien examiné tout le coteau, et ruminétant sur les reliquats antiques encore subsistans, quesur divers autres constatés, bien que perdus, desquelsje lui fis récit, demeura persuadé qu’il marchait surles fondemens de Noïdenolex.
Essayons maintenant de convertir cette conjectureen quelque chose qui approche tant de l’évidence,qu’elle puisse satisfaire les esprits sages.
Au défaut des historiens romains contemporains, ilfaut appeler en témoignage les monumens et reliquats.