n’est pas même d’accord pour le lieu de leur assiette, vule peu ou le néant des reliquats, nous pouvons, sanssortir de notre Suisse , voir des exemples de destruction,à mon sens, bien plus surprenans que l’anéantissementde notre Noïdenolex. Que reste-t-il de l’ancienne Aven-che? Rien que partie de ses vastes murs d’enceintequi n’entourent aujourd’hui qu’une immense vipèrerieet des ronces qu’on ne peut pénétrer, au milieu des-quelles on ne peut deviner ce que sont devenus tantde monumens de la magnificence de Vespasien , deTitus et de divers autres empereurs qui favorisèrentcette colonie. La célèbre Vindonissa, long-temps leséjour d’une légion romaine, présente aujourd’hui sipeu de décombres, qu’on ne sait presque qu’en croire.Où a été Penestica? en quel lieu était-elle assise ? ques-tion encore débattue. Arbon sur le lac de Constance ,ville autrefois considérable, selon l’itinéraire d’Anto-nin, et à laquelle le judicieux Ammien , écrivain con-temporain, donne le nom d’Arbor Félix, qu’est-elledevenue? Bromagus, ville mentionnée dans le mêmeitinéraire, ès environ du lac Léman , n’a laissé nul ves-tige; où faut-il la chercher? Même question sur Vintu-durum, ville non moins connue, et dont les vestigessont bien peu de chose. Et, sans sortir de chez nous,un étranger qu’on mènerait sur la monticule ou pyra-mide de Rochefort, devinera-t-il que là était, il n’y aque 2Ùo ans, le fort chastel d’un fier baron y spacieu-sement logé avec sa nombreuse milice, comme cela sevoit au déduit de la procédure contre le dit seigneurVauthier? Même chose peut se dire de la Bonne-Villeau Val-de-Ruz, des châteaux de Hocquincourt sur Vil-
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