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lier s, de Baccontour sur Savagnier, de Roussillon àButtes, de Châtelard à Bevaix , et autres qui faisaientflores, il y a moins de trois siècles, et dont on ne saitpas même trop bien (du moins au regard de plusieurs)la véritable place.
Orj ’ai dit plus haut que l’anéantissement de notreNoïdenolex était chose bien moins surprenante; de quoion tombera d’accord, quand on voudra faire attentionque, si plusieurs anciennes, grandes et magnifiquesvilles détruites ne laissent presque aucune trace de leurexistence passée, et cela par le seul effet du temps, àplus forte raison ne doit-il plus rien rester d’une villebien moins considérable, et sur les ruines de laquellela main et l’industrie de l’homme ont travaillé conti-nuellement pendant bien des siècles à déblayer, à ytransporter des terres prises sur les tertres voisins, àplanter, à cultiver de proche en proche, employantles pierres et matériaux à construire une multitude demurs, et à gagner terrain sur le lac : car je suis fer-mement persuadé, ainsi que l’était le chancelier Hory,que les vignes au bord du lac entre le Nid-du-Crô etles roches à Mazel occupent le fond de la baie et abor-dage de l’ancienne Noïdenolex. Et certes par tels moyensdoivent à la fin disparaître tous vestiges de ville, n’yayant labeur pareil à celui du vigneron et du maçon pourtout briser, moudre et anéantir à la longue; ce quenous pouvons juger de nos jours par certaines ruinesde tours et murailles d’enceinte fort visibles au tempsde ma jeunesse, et dont à grande peine remarque-t-onquelques fondemens à l’heure qu’il est ; il en sera bien-tôt de même de la Maladrerie abandonnée. On peut