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ont trouvé tout commode de faire profit du labeur dessoldats romains. On sait assez, que les légions furentemployées à fortifier semblables camps auprès des villes,en ces temps de désolation où les peuplades du septen-trion, se poussant les unes les autres, vinrent inon-der l’empire, cherchant surtout à prendre et piller lesvilles.
Un autre objet de curiosité non si important, maisqu’il est bon toutefois d’examiner par avant-propos, etpour n’y pas revenir ci-après, regarde la grossière erreurde plusieurs de nos gens, qui attribuent à notre comte Ul-rich III et à Berthe sa femme, la fondation et construc-tion de notre église collégiale. Il y a toute apparencequ’un tel quiproquo vient de ce qu’à la fin de son règne,le dit comte Ulrich III, de concert avec l’évêque de Lau-sanne, Roger, porta à 12 le nombre des chanoines quiauparavant 11’étaient que six, et lesprébendarichementavec les dépouilles du couvent des Bénédictins et decelui des Urselines, supprimés tous deux l’an devant, cequi se manifeste par l’acte passé le lundi avant la fêtede St. Jehan apôtre 1206, auquel acte furent appendusle scel du comte et celui de l’évêque. Le dit acte dé-clare collégiale l’église susdite de Notre-Dame , et remetau chapitre son administration et service. Or, commedans le dit acte il est fait mention de la comtesse Berthe(laquelle notre comte Ulrich III avait épousée en orientoù il s’était croisé, sans qu’on sache qui elle était), ily a bonne apparence que tant de largesses et dona-tions, sans doute fort prônées de long et de large, ontpu faire croire que les bienfaiteurs Ulrich et Bertheétaient les instituteurs et fondateurs de notre collégiale,