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Tome second.
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d’autant que l’inscription suivante abattue et détruitede nos jours par la superstition et vraie ignorance decertains personnages, qui toutefois se croient fort ha-biles, a pu être mal lue, à cause des abréviations. Elleétait signe pour signe comme suit :

Respice virgo pia me Berth sta MariaEt simul Ulric que it fugiens inimicDa dom honoris id faciendibus et Parad.

Or, sous prétexte du mauvais latin d’alors, quelques-uns de nos habiles ont imaginé qu’il fallait lire me Ber-tliam Samarice , ou ce qui est encore pis, me BerthaSamaria. De là ils ont tiré cette conséquence que cetteinscription désignait le comte Ulrich, dédiant cetteéglise à la vierge, conjointement avec Berthe de Sa-marie sa femme, voire lui laissant le principal honneurdu vœu, comme vrai paladin et serviteur de sa dame.

Il semble pourtant qu’il n’y avait qu’une manièrede lire ces trois lignes, et on a grand’peine à comprendrecomment on a pu le faire autrement qu’en ces mots :Respice Virgo piam me Bertham sancta Maria eisimul Ulricum quem it fugiens inimicos, da domumhonoris id facientibus et Paradjsum. Et quand bienle dit latin est tout mauvais, c’est chose tout à fait sur-prenante que l’erreur ci - dessus soit tellement encrédit, que les divers manuscrits que j’ai vus, la rap-portent comme article de foi, et que Plantin dans saRépublique des Suisses, suive en partie la dite erreursur des mémoires, dit-il, à lui envoyés de Berne : maisPlantin, en lisant comme les autres Berthe de Samarie ,en fait du moins une rojne de Bourgogne .