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Tome second.
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II est bon de détruire une bonne fois pareille pau-vreté, d’autant qu’elle dérobe mal et méchamment ànotre collégiale plusieurs cents ans d’antiquité. Et pourcet effet, je dis : i° que l’acte de 1206 mentionné ci-dessus (dont un vidimus est au trésor des Chartres et ar-chives), prouve évidemment que le comte Ulrich III etBerthe sa femme, augmentèrent de 6 à 12 le nombre deschanoines de l’église de Notre-Dame de Neuchâtel , lesdotèrent largement, etc. Donc la dite église subsistaitdéjà auparavant avec six chanoines ; donc ce 11’est pasle comte Ulrich, ni sa femme Berthe qui l’ont bâtie etfondée ; seulement tombèrent-ils cl’accord avec Roger,évêque de Lausanne , que les chanoines doublés ennombre et grandement prébendés, composeraient unchapitre : 2 0 est-il vraisemblable que le comte Ulrich IIIadonné à la pieuse folie des croisades qui devaient leruiner, ait été en état de faire construire un vaste etdispendieux édifice, et y a-t-il plus d’apparence quela demoiselle qu’il épousa en Orient, ait été assez richede ses propres pour faire semblable entreprise ? Etquand bien on lit en divers manuscrits et compilations,qu’on baptise du nom d’histoires, que la dite Bertheétait une princesse de Samarie , on n’est tenu d’y croiresans autres titres ni documens, qui me sont entière-ment inconnus, n’ayant jamais lu ni ouï dire que surles vieilles ruines Samaritaines se fût élevé une sei-gneurie, comté ou principauté avec demoiselles à ma-rier : 3 ° devant quels ennemis aurait pu fuir ainsi lecomte Ulrich, au dire de nos doctes, lui qui vivait ensi grande amitié avec les ducs de Zéringhen, Berthold IVetBerthold V? Par qui aurait-il pu être contraint deII. 3