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Tome second.
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fuir de son pays, ayant de si puissans amis et protec-teurs? Et s’il a été bien réellement fugitif, commentsa femme, soi-disant Samaritaine, aurait-elle pu, du-rant telle infortune, faire construire édifice pareil?4° on sait par contre, et on le sait par titres et docu-mens, que Berthe, reine de Bourgogne, veuve du roi Ro-dolphe II, fonda dans la Suisse romande , alors nom-mée petite Bourgogne , diverses églises considérables,comme le témoigne l’église et abbaye de Payerne , ri-chement dotée par cette reine l’an 966, ainsi que leprouve l’acte de fondation conservé au dit Payerne :même fondation pieuse à Moustier-Grandval et autreslieux en notre petite Bourgogne, par la dite reine Berthe .Or il est à remarquer que l’inscription susmentionnéeétait au bas d’une représentation sculptée en bosse surpierre, d’un fort beau travail pour le temps d’alors,par laquelle représentation 011 voyait une reine en man-teau royal, couronne en-tête et sceptre au poing gauche,offrant à genoux à la vierge, le dessein et simulacre del’église posé sur sa main droite, ayant à son côté, maisun peu derrière, un prélat aussi à genoux avec crosseet mitre. Or, comment peut-on raisonnablement voirlà le moindre rapport entre une reine couronnée etune demoiselle d’Orient, entre un prélat présent enmitre et crosse et notre comte Ulrich III, déterminesoldat, souvent croisé, et fugitif prétendu pour lors?D’autant que divers historiens nous apprennent queSt. Ulrich, évêque d’Augsbourg, fut contraint de se re-tirer auprès de la reine Berthe sa nièce, et qu’il l’ac-compagna en quelques-unes de ses pieuses entreprises.

A quoi je dois ajouter que le chancelier Ilorv croyait