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apercevoir l’année de la dédicace en un coin de la sus-dite inscription et représentation sculptée, portant, luisemblait-il, 947 ; ce qui s’accorde avec le manuscritdu sage et véridique chanoine Baillods, lequel nousapprend que le car tulaire du chapitre rapportait la cons-truction de notre collégiale à la reine Berthe de Bour-gogne vers le milieu du dixième siècle; laquelle dateil n’y a plus moyen de vérifier sur place, maintenantque par une pauvre dévotion que certaines gens nom-ment zèle pour la gloire de Dieu , et sainte colère contrel’idolâtrie des papistes, on a pris la peine de couper,gratter et si bien effacer cette belle et curieuse sculp-ture, qu’il n’en reste trace aucune en son lieu, quiétait au-dessus de la grande porte aux cloches.
Quand bien ma glose sur notre collégiale pourra pa-raître un peu longue, je ne crois pas toutefois inutilece que j’en ai dit, vu les deux conséquences qu’on enpeut tirer par rapport au sujet qui précède ; la pre-mière qu’au milieu du 10 e siècle, la nouvelle ville deNeubourg ou Neuchâtel d’aujourd’hui devait être assezpeuplée déjà, sans quoi une église de pareille étendueaurait été chose absurde; la seconde que la quantité,grandeur et beauté des matériaux de cette église prou-vent que les mines et carrières qui ont fourni tant depierres et si belles, au milieu du 10 e siècle, devaientnécessairement être ouvertes et exploitées depuis plu-sieurs siècles déjà, vu la nature de notre pierre jaunequi ne se trouve de telle qualité qu’en une certaine pro-fondeur.
Après avoir ainsi examiné ce que l’on peut dire etpenser sur l’ancienne ville de Noïdenolex, et sur la
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