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fondation de l’église collégiale de Notre-Dame de Neu-châtel , il me semble convenable de faire encore préluderquelques autres observations générales, lesquelles pour-ront un peu servir de luminaires au regard du modemoral, physique et politique de ce pays au vieux temps :par là j’entends certains rapports respectifs entre nosanciens seigneurs, comtes ou hauts barons et leurs su-jets, lesquels rapports influaient nécessairement sur lamanière de penser et d’agir, et sur l’état du sol.
Déjà sous les empereurs romains, à dater des com-mencemens du 4 e siècle, s’introduisit l’usage de tenirsur les frontières, pour les défendre des Barbares, desofficiers militaires nommés Comités, Comtes. Ils com- i
mandaient dans lès villes, bourgs ou postes forts et 1
leurs districts, sous l’autorité du Duc, Dux, qui com- 1mandait supérieurement sur la contrée, lequel usage 1fut continué par les Allemands, Bourguignons etFrancs, ^
lorsque ces peuples s’emparèrent successivement de 'l’Helvétie tant orientale qu’occidentale. Or, sous les (rois Bourguignons et Francs, comme sous les empe- 1reurs d’Allemagne , les dits comtes chargés de com- '
mander un district, furent en office d’abord à temps, 1
ensuite à vie, et devinrent enfin comtes héréditaires fpar abus et usurpation. On les nomma en certains pays Ihauts barons. Au regard de notre Suisse , on peut re-marquer que, malgré l’institution du rectorat au com- cmencement du 12 e siècle, les ducs de Zéringhen, rec- 1teurs, ne gouvernèrent immédiatement que les districts vqui n’étaient pas soumis à la jurisdiction d’un comte ou S
haut baron; que, quand bien les dits ducs recteurs ^
avaient une autorité supérieure sur tous les comtes ou c