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Tome second.
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autres seigneurs de la contrée, ceux-ci quelquefois s’ysoustrayaient, d’où provinrent tant et tant de querellessanglantes.

Plus habiles que la plupart des autres, les comtesou hauts barons de Neuchâtel eurent la grande sagessede rechercher l’amitié des ducs recteurs, et de se lierd’affection si intime, que les dits ducs les laissèrentfaire et gouverner leurs districts tout à leur aise, entelle sorte que les comtes ou syres de Neuchâtel sem-blaient ne point relever du duc recteur, mais de l’em-pereur seul. Mêmement semble-t-il, du moins par lefait, que nos anciens syres jouirent cl’une grande allé-geance au regard des droits que les rois de Bourgogne ,et après eux les empereurs d’Allemagne , conservaientsur leurs féotiers. Car, à l’exception de la souverainetéet haut domaine partant de la relevance, il paraît queles suzerains n’exercèrent aucun des autres droits prin-cipaux, tels que celui de battre monnaie, celui dechasse et de pêche, les hommes royés ou royaux, lespéages, la justice criminelle, la chevauchée etc., saufau temps du comte Rollin ou Rodolphe Y, lequel futremis bien rudement à la fin du 1 3 e siècle sous le bâtonde féauté, ainsi que nous l’avons vu en la premièrepartie.

Si les anciens syres, comtes ou hauts barons de Neu-châtel furent tant favorisés par leurs légitimes supé-rieurs, au point d’être presque indépenclans, on lesvoyait d’un autre côté sous la férule des évêques de Lau-sanne , du moins à certains égards. Non seulement lesdits évêques étaient en possession de battre monnaieen ce pays, d’où provint l'argent Lausannois , autre-