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Tome second.
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laquelle matière je renvoyé à mon susdit mémoire de1668 (*).

Le même mémoire contient un tableau non moinsagréable à considérer, et qui est le compagnon néces-saire du précédent, je veux parler des eommencemenset progrès de nos formes, tribunaux et figures de jus-tice, qui durent indispensablement s’introduire avecle droit de propriété et l’abolition de la servitude. Etbien que nos lois et coutumes ne soient encore rédi-gées , et que la législation, grande et importante sourcedu bonheur public, se trouve bien arriérée chez nous,on ne peut voir qu’avec étonnement et plaisir com-ment l’administration delà justice, au regard du ritjudiciaire et de la procédure, s’est établie, accrue etperfectionnée en ce pays, tellement qu’on peut direavec vérité que tant pour la brièveté du vidange qu’auregard de diverses bonnes règles, les choses sont ici enbien meilleur point qu’en France et en plusieurs autrespays de ma connaissance : car, pour bien juger del’état présent des choses, il faut considérer celui d’oùelles sont sorties.

Or, selon l’épouvantable mode féodal, nos ancienssires étaient seuls les justiciers de leurs sujets immé-

(*) L’établissement des municipalités et des communes mina par dé-grès le pouvoir des grands et des conquérans. D’abord éparse et dissé-minée, entourée de soldats turbulens et de laboureurs esclaves, la classequi vit de travail et d’industrie, s’accrut bientôt au sein du bourg, et elleouvrit dans son sein un refuge au noble qui souhaitait de jouir en paixet au serf qui ne voulait plus de maître. Alors le nom de bourgeoisn’était pas seulement un signe de liberté, mais un titre d’honneur; caril exprimait à la fois les idées de franchises personnelles et de participa-tion à la souveraineté municipale. B.