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Tome second.
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dans notre Helvétie occidentale ou petite et transjuraneBourgogne , était obligé, sur l’ordre du suzerain, etsous peine d’être traité comme félon, de monter à che-val par devoir de chevauchée, et de marcher à la têtede ses féotiers et petits barons qui amenaient avec euxtous les hommes royaux de leurs districts respectifs,avec ou sans villains, selon l’occurrence ou besoin.J’observe en passant que le mot baron signifiait envieux langage celtique homme fort ou qui a force enmains (f). Aussi ces gens-là firent-ils si mauvais usagede leurs forces durant cette longue et misérable admi-nistration féodale , qu’il n’y eut certes jamais rien depire sur la terre.

Tel était originairement le mode des gens de guerreen ce pays; mais, à mesure que nos comtes furentassez sages pour affranchir de la main-morte leurs su-jets que deçà que delà, les uns après les autres, tousees mortaillables qui auparavant ne marchaient enguerre qu’en qualité de villains et presque commebêtes de somme, une fois affranchis et libres, devinrentnon des hommes royaux, mais hommes d’armes, tou-jours prêts à suivre la bandièredu seigneur comte, sousle-nom de bons hommes, et sous la conduite du ca-pitan du district, lequel capitan était en même tempscastellan ou mayor, c’est-à-dire qu’en vertu de son au-torité militaire il était chef de l’autorité civile en soudistrict appelé pourprinse.

(*) Baron ou ber signifiait simplement dans l’idiômë tudésque un homme.Le mot teutonique bar n’avait originairement d’autre signification quecelle du mot latin 'vir. On lit dans les lois des Francs : tam baronem quantfeminam , et dans celles des Lombards : si quis homicidiumperpétraverit in■barone libero vel servo. (Liv. I er , tit- p.) N. des éd.