- 34 —
membres de la grande et tant bonne famille. Seconde- q,ment, il est également facile de comprendre que les can- 1M
tons avec lesquels nous avons alliance et combourgeoi- q t
sie, ont juste droit et raison de s’attendre que nous } 1(
nous tenons toujours en bon état de leur fournir aide ( ] e
et secours d’hommes que nous leur devons en cas re- q,
quis, et certes ne faut-il se dissimuler que ce fut pour j n
cela seulement qu’ils firent alliance avec ce pays. 3° Ne av
serait-ce pas grand dommage de perdre la bonne famé eil
que nos gens ont acquise parmi les autres Suisses , tant ]’ 3
en la guerre de Bourgogne et autres du vieux temps te
que de nos jours, en celle des paysans, où nos compa- c [
gnies se firent tant d’honneur, qu’il m’en fut beaucoup sç
parlé à Berne peu d’années après par des principaux, ne
qui louangèrent grandement nos compagnies, disant pi
qu’elles avaient été en bon exemple aux leurs pour la pe
discipline et le courage, et que Sigismond Tribolet ni
qui commandait nos gens, s’étant rué sur le dos des g(
rebelles, là où se trouvait leur chef Leuwenberger, là
l’avait saisi au corps et terrassé, si bien que par sa m
vaillance et force non-pareilles, il avait mérité d’être b<
inscrit au nombre des sauveurs de la république. ni
Il me semble également qu’en bonne politique in- pi
terne, on aurait du soigneusement conserver en vi- là
gueur, ainsi qu’on l’avait toujours pratiqué jusques à m
ces derniers temps, les sages ordonnances données au- et
trefois à la milice. Car en un gouvernement de forme m
mixte, comme le nôtre, dont l’autorité est tant mitigée p<
et raccourcie, voire souvent garottée par les droits et te
franchises populaires, il ne peut y avoir, à mon avis,entre les mains de l’administration meilleur instrument cc