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Tome second.
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que celui-là pour conserver de long et de large cheznos gens une juste idée d’obéissance et soumission, vuque la milice comprend tous les hommes du pays,hormis seulement les bourgeois restés sous la bandièrede la ville. Or, tous sans distinction, tant sujets de l’étatqu’étrangers y domiciliés, étant accoutumés de tempsimmémorial aux dits sévères statuts de guerre, il n’yavait qu’utilité politique à tenir ainsi jeunes et vieuxen la bonne habitude de se ranger en armes douze foisl’an, et d’obéir promptement et en silence à tous ettels commandemens de leurs officiers, sous peine d’êtrechâtiés par amende ou autrement, sans nul délai, ausçu et vu de toute la bande. Quand on connaît un peunos gens, principalement ceux de Valangin , on com-prend assez que telle école leur est toute bonne. Unpeuple libre ne peut être trop souvent rendu souve-nant qu’il y a au-dessus de lui une autorité et desgens pour la faire valoir. Partant ceux-là qui tiennentl’aviron, devraient avoir soin de conserver, voire aug-menter les outils du bon ordre, et non les laisser tom-ber de leurs mains; car la vue des choses bien ordon-nées et tenues en vigueur plaît à la multitude bienplus qu’on ne croit, et la dispose à aimer et respecterl’autorité, tout comme la vue contraire n’engendre quemépris envers les conducteurs et n’amène que licenceet confusion. Par ainsi, quand cette raison de politiqueinterne serait la seule, elle me semblerait déjà bastantepour ne voir qu’avec chagrin l’institution de la milicetoute délaissée.

Certain est-il que les ordonnances de guerre de noscomtes de la troisième race, Rodolphe et Philippe de