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Baden au i 5 e siècle, témoignent la sagesse de leuradministration et la suffisance de leurs serviteurs. Ellesfurent renouvelées, mêmement amplifiées en 1624, etnaguères encore elles étaient en louable vigueur; maiscette corde s’en va toute relâchée, ainsi que diversesautres à cette heure où la plupart songent bien plus àleur profit particulier qu’au bien de l’état, tellementque par ce mauvais train l’autorité seigneuriale éprouvejour par jour de rudes secousses, vu que ceux-là quidevraient la soutenir par devoir et serment, ne sontoccupés qu’à se soutenir eux-mêmes ou à renverserles autres.
Enfin j’observerai de même par avance, et pour n’ypas revenir, que l’ancienne comté ou seigneurie d effas-sembourg , qui faisait partie du domaine de nos an-ciens et premiers comtes connus, le bornait dans leJura au septentrion et levant. Elle est maintenant com-prise dans l’évêché de Bâle par donation de Burckardde Neuchâtel, évêque du dit Bâle au 11 e siècle. Onvoit encore quelques ruines de l’ancien château deHas-sembourg. La comté de Nidau ou Nidotv , et celui deStrasberg, autre partie du domaine de nos anciens sy-res, formaient proprement la comté de Fœnis, Finelzou Fenu, qui comprenait la majeure partie des bail-liages de St. Jean, Cerlier, Nidau et Buren d’aujour-d’hui. Le château de Fænis, grand et fort, étaitaumidi-levantdeCerlier.il en reste quelques ruines. Or, quandles branches cadettes, ou domicelli du chezaul de Neu-châtel, formèrent les maisons des comtes de Nidau etde Strasberg, les dites comtés consistaient, savoir lacomté de Nidau , en la partie occidentale des bailliages