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Tome second.
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domicelli seigneurs de Rochefort, Vaulmarcus, Co-lombier etc. Nous connaissons par titres que Ber-thold III, fds d’Ulrich II, eut à sa part la seigneuriede Valangin , à charge d’hommage envers son frèreaîné Rodolphe, comte de Neuchâtel . Dès là, selon lui,il n’y a nulle apparence que Mangold, le second destrois frères, ait eu à sa part les comtés de Nidau et deStrasherg, sans aucune restriction ni réserve. Il trouveque le titre connu au regard de Valangin nous éclairesur le titre perdu au regard de Nidau et de Strasherg,vu qu’il s’agit de la même matière, des mêmes per-sonnes, temps et lieux. Entre diverses autres alléga-tions par lesquelles le chancelier Hory appuie son sen-timent, il cite un fait, savoir que le comte Rodolphe II ,pour d’autant mieux faire connaître qu’il était chef etsyre du chezaul de Neuchâtel , et que ses frères, Man-gold comte de Nidau et de Strasherg, et Berthold sei-gneur de Valangin relevaient de lui, voulait qu’ils neretinssent qu’un pal en leur écu, prétendant continuerlui seul d’en porter trois, en sa qualité de comte de Neu-châtel (dominus), ce qui toutefois ne s’arrangea quelong-temps après, sous B.erthold II.

Je conviens que les raisons ci-dessus et plusieursautres que le chancelier Hory discute en savant feu-diste, sont fortes et de bon aloi. Toutefois on peut ré-pliquer, ce me semble, x° que le cartulaire de l’évêchéde Lausanne dit formellement, du moins si la notice quim’en a été fournie est exacte, que Cuno de Neuchâtel ,évêque du dit Lausanne , fonda au 11 e siècle les ab-bayes de St.-Jean et Cerlier sur les terres à lui échuesen partage après la mort de son père Ulrich I er , et qu’il