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en remit l’avocatie et dominance à son frère Raoul onRodolphe, comte de Neuchâtel . Donc celui-ci n’avaitpas auparavant la directe sur les dites terres; car onne donne pas à quelqu’un ce qu’il a déjà. Le chance-lier Hory prévient cette objection en disant que cetteremise de la part de l’évêque Cuno regarde l’utile dufief servant, qui devait tout naturellement retourner àl’aîné sire de Neuchâtel , vu que Cuno, cadet du che-zaul, était dans l’église : 2 ° mais, supposé qu’il en ait étéainsi quant à Cuno, troisième fils d’Ulrich I er , commentaccorder la dite dominance ou prérogative du retourà la primogéniture attribuée au syre de Neuchâtel dansles partages de famille, avec la donation que Burckard,évêque de Bâle , second fils du dit Ulrich I er fit à l’é-vêché de Bâle de sa comté ou seigneurie de Hassem-bourg' qu’il avait eue en partage, voire en toute pro-priété, comme le fait entendre un ancien manuscritconservé à la bibliothèque de Bâle , et duquel le bourg-maître Wettstein m’a fourni autrefois bonne note : com-ment, dis-je, le comte Rodolphe I er souffrit-il que sonfrère Burckard fît une semblable aliénation au préju-dice de sa directe? Le chancelier Ilory prévient aussicette objection en disant que nous ignorons ce qui apu se passer à ce sujet, et les démarches par lesquellesRodolphe a pu conserver son droit , quand bien les oc-currences ne lui permirent peut-être pas d’empêcher lefait. 3° L’histoire nous apprend de toutes parts qu’ences temps-là les plus grands princes faisaient souventdes partages indépendans entre leurs enfans ; par ainsiun seigneur du Jura pouvait-il bien agir de même.4° Au regard de la distinction d’armoiries, le chanoine