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Baillods dit simplement que Rodolphe II chargea detrois chevrons d’argent chacun des trois pals de sonécu, et que ses frères retinrent comme d’ancienneté.Il ajoute que les enfans d’Ulrich IV, vers le milieu dui3 e siècle, réglèrent entr’eux que tous porteraient d’orà un seul pal de gueule, chargé de trois chevrons,lesquels seraient d’argent pour le comte de Neuchâtel ,de sable pour le comte d’Arberg, seigneur de Valan-gin, et d’azur pour le comte de Nidau et de Cerlier :lequel changement d’armoiries ( sans la vassalité duseigneur de Valangin qui ne peut-être contestée) mesemblerait certes bien moins prouver la dominance etsupériorité du comte de Neuchâtel qu’une simplemarque servant à différencier inter pares les branchesd’une même maison. Et, s’il est vrai que les ancienssyres de Neuchâtel portaient le même écu que les an-ciens rois de Bourgogne , ainsi que l’assure le docteauteur des recherches héraldiques, il valait certes bienmieux conserver les vieilles armoiries comme reliquesd’ancienneté royale que de les amoindrir par nou-veautés. Toutefois, comme les susdites objections queje propose, ne me paraissent pas suffisantes pour dé-truire le sentiment susmentionné que je ne puis medissimuler être le plus apparent, j’ai dessein d’çxami-ner plus particulièrement, en un autre temps et'Tjeu,cette matière, laquelle pourrait bien un jour être miseen évidence; car, bien que chance ne soit pour nousmaintenant, la providence peut susciter telle tête et telsbras dans l’avenir, qui sauront revendiquer les bribeséparses de nos anciens syres.
Par toutes ces observations générales, j’ai eu dessein