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commis pour s’aboucher avec les ministrals et preu—d’hommes bourgeois, à celle fin de convenir des articlesde franchises. Joie non pareille en toute la ville, à l’ouïede ces choses. La chartre en est accordée le lundi avantla fête de St. Georges, l’an du Seigneur 1214, et con-tient trente articles fort remarquables : (l’historien nemanquera pas de les déduire, du moins en sommaire).Le diplôme original est déposé en la cathédrale deLausanne .
Tout lequel réjouissant récit, le chanoine JacquesBaillods a transcrit du cartulaire de notre collégiale.
Remarques. Cet événement, digne d’être célébré,est l’un des plus importans que je connaisse en notrehistoire, et mérite toute l’attention de l’historien quile publiera, et de ceux qui le liront, en ce qu’il a étéla source du bonheur public dont nous jouissons, etqu’il ouvrit, pour ainsi dire, la porte à deux battansaux libertés et franchises que ce tant bel exemple pro-pagea successivement dans le reste de la comté, nonprécisément en même termes et même étendue, maistoutefois si grandes et favorables qu’il n’est, à monavis, sous la voûte du ciel pays plus privilégié quecelui-ci. J’observe donc : x° que l’assemblée convo-quée par le sage régent, pour y prendre avis et con-seil sur son tant beau dessein, fut un vrai conseil d’état,et la première image et trace que nous apercevons d’unconseil, d’abord et long-temps ainsi à la pure volontédu prince, ensuite plus fixe et enfin permanent : 2 0 dansle préambule de la chartre, le régent, s’exprime avectant de douceur et de civilité, qu’il semble bien plu-