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Luthold, évêque de Baie, prélat ambitieux et guer-rier, entreprend de faire valoir ses prétendus droitssur le bailliage de Bienne (voyez ci-dessus l’an 1247et la remarque page io5). Au mêmetems le dit évêquecajole Ulrich d’Arberg, seigneur de Valangin , auquelil promet une partie de l’Erguel, s’il veut se recon-naître son vassal pour Valangin , se soustraire à la re-levance du comte de Neuchâtel , et l’aider dans ses des-seins sur Bienne . Ulrich d’Arberg séduit par tels ap-pas, écoute les propositions du prélat, au mépris deson devoir envers son seigneur et frère, le comte Ber-thold, lequel en étant informé, arme incontinent,marche à Valangin , fait rentrer son frère Ulrich dansle devoir, passe en Erguel, parcourt le bailliage deBienne, . chasse de partout les gens de l’évêque et re-vient à Neuchâtel . Incontinent l’évêque Luthold, engrande colère, et fortement excité par le mécontentchanoine Henri de Neuchâtel , se met à la tête deplusieurs mille des siens, envahit l’Erguel, pénètresubitement dans le Val-de-Ruz, et du même pas, de-scend nuitamment et par surprise met le feu à toutce qui est en dehors des murs tant du chastel que deNeubourg, en la nuit du 27 au 28 septembre, tandisqu’à la même heure certains nobles, entre lesquels sontnommés Jehan de Porta, Benoît de Sochat et Pierrede Corgenay, lâchement pratiqués par le prélat, met-tent le feu en deux endroits de Neubourg, et tententle semblable en la ville haute ès maisons de Diesse etde Clairon , proche la Maleporte, non sans succès. Lesbourgeois, grandement irrités, murmurent sur les
(*) MS. de la collégiale.