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conservé, je le sais, mais on ne peut rien tirer de cesgens là. Quand on leur demande choses semblables,singulièrement des copies, ils n’ont rien, ne saventrien, et paraissent venir d’Auvergne , quand bien ils ontdextrement sucé nos pauvres archives, ainsi que l’ontaussi fait ensuite Fribourg et Soleure , on sait assezquand et comme. Il est à remarquer qu’en ces siècles là,les alliances en Helvétie n’étaient qu’à temps ; j’observetrès-particulièrement que les tout premiers commen-cemens de la confédération helvétique luisirent en cettemême année i3o7, entre les contrées de Sclrvvytz, Uriet Un ter val d, laquelle époque était toute propre à porterchance au traité du comte de Neuchâtel , et semble-t-elle l’avoir fait.
(i3o8 *). Pierre de Neuchâtel, seigneur de \au-marcus, accablé de dettes, remet sou fief au comteRollin pour 3ooo livres lausannoises. Dans l’acte ori-ginal muni du scel du comte Piollin, il est dit que lecomte par bienveillance, et pour aider son cousin à setirer des mains des marchands Bâlois ses créanciers,qui le rongent par des intérêts à 9 pour cent l’an, re-tire à lui le fief et château de Vaumarcus , pour les-quels il a libéralement payé 3ooo livres lausannoises.Une autre branche cadette du chezaul décousait aussipièce après pièce ; c’était celle de Strasberg : car en cettemême année Othon de Neuchâtel, comte de Strasberg,vendit aux Bernois la ville et district de Laupen, malgréles remontrances du comte Rollin, lequel offrait delui procurer de l’argent, moyennant qu’il ne vendîtrien; mais les Bernois en donnèrent tant qu’Othon
(*) Archives.