— ICI —
fut gagné; si faut-il dire que les Bernois, bien que tou-jours en armes, s'agrandirent encore plus par argent.
11 convient d’observer en passant, que nos compila-teurs d’histoire disent qu’en cette année 13o8, Mahauddame de Valangin , et son fds Guillaume d’Arberg oc-troyèrent certaines concessions aux habitans du Locle et autres lieux des montagnes : mais c’est une grosseerreur, vu que ces concessions ne furent accordées que80 ans après, temps auquel vécurent en effet Mahaudet Guillaume.
(i 5oc)*). L’évêque de Bâle cherche à former de nou-velles intelligences avec Jehan de Neuchàtel-Arberg,seigneur de Valangin , et le sollicite de lui remettre lechâteau de Hocquincourt, situé non loin de la fron-tière, au fond du Val-de-Ruz, lui offrant une bonnesomme d’argent et bon secours pour reprendre Bou-devilliers. Bien certioré du fait, Rollin marche de nuit,suivi seulement de jeunes gens de la ville, surprend lechâteau de Hocquincourt, y met bonne garde et faitdire à Jehan d’Arberg qu’il n’a voulu que lui con-servcr plus sûrement le dit château, étant bien informéque l’évêque de Bâle fait dessein de s’en saisir. Tôtaprès, grandement supplié par les habitans de la valléede démolir le dit château, se plaignant que les gens(lu seigneur de Valangin y logés, ne firent jamais autreque les molester, le comte le fait raser.
(**) Plusieurs familles du pays de Vaud viennentdemander l’abergement au seigneur de Valangin : celui-ci , sage et bien avisé, leur fait bon accueil et leur con-cédé des terres à défricher ès montagnes devers la
(*) Archives. (**) Baillods.
H.
H