— 162
Sagnc, à la condition de francs-abergeans. A la solli-citation du bourg de Neureux, le comte Rollin con-firme les franchises du lieu, par acte du samedi avantla fête de St.-Maurice , toujours sous la garantie et ju-dicature du siège de Lausanne et du chapitre de Neu-châtel .
(i3io *). Le comte Rollin se rend à Berne pourfaire sa cour à l’empereur Henri \II , qui passe et sé-journe en cette ville, s’acheminant vers l’Italie . Le comtel’accompagne jusqu’en Savoie , et ne prend congé qu’aupied des Alpes .
(ni t *). La destruction du château de Hocquincourtayant fait un grand chagrin à l’évêque de Bâle , celui-ci pour s’en venger, entoure de murailles la Bonne ouNeuve-ville, et fait construire le château de Schloss-berg, avec mine de se procurer par ce côté ce qu’il aperdu en la frontière du Val-de-Ruz. Le comte Rollinne veut demeurer en arrière, et trouvant le bourg deNeureux non assez bien situé pour une forteresse, ilachète des moines de St.-Jehan certain terrain, et en-treprend aussitôt d’y fonder la ville du Landeron , vuqu’elle peut être entourée d’eau en grande abondance,et il engage les principaux de Neureux à s’y transporter,quand elle sera bâtie. Puis, du même pas, apprenantque l’évêque travaille à émouvoir le comte de Kybourg et autres par une ligue, le comte Rollin se rend auprèsde Jehan de Châlons et lui offre un nouvel hommage,tant pour obtenir certains éclaircissemens et avantagesféodaux, jà déduits en la première partie, que pour