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châtel, comte de Slrasberg, au parti de Léopold d’Au-triche contre les confédérés d’Uri, Schwyt/, et Under-vald, lui envoie Henri de Neuchâtel-Colombier, che-valier prudent et sage, pour le détourner de prendrepart en la guerre que médite l’Autrichien. Mais Othon,en office et grande laveur auprès de Léopold, ne veutprêter l’oreille à tels sages conseils. Partant, en cettemême année, Othon comte de Strasberg entre au paysd’Underwald a la tête de 3ooo Autrichiens, l'ait d’abordde grandes prouesses, et finalement a du pire, au mêmetempsque le duc Léopold d’Autriche, suivi d’une grandearmée, est déconfit en la mémorable journée de Mor-garten par une poignée de vaillans confédérés, d’oùs’ensuivit le premier traité formel d’alliance entre lestrois petits et courageux cantons d’Uri, Schwytz et Un-derwald : origine de la tant heureuse confédérationhelvétique .
Après plus de deux ans de querelles et de désordresfactieux dans le chapitre de Bâle, Hermann, pour lebien de la paix, prend le parti généreux d’abandonnerson siège à Girard, lequel est reconnu, en même tempsque l’interdit lancé contre le comte de Neuchâtel estlevé. Mais le nouvel évêque ne pardonne pas à Rollinde s’être montré ouvertement contre lui. Assisté ducomte de Kibourg, et après avoir rassemblé tout sonmonde à Bienne , le prélat s’avance brusquement dansle dessein de surprendre et brûler Neureux, et du mêmecoup détruire la ville du Landeron , non encore achevéeet fermée. Mais son entreprise n’est si secrète, ni siprompte, que le comte Rollin n’en sache quelque chose,et ne parassemble de son côté tous ses gens. La ville