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Tome second.
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de Neuchâtel se distingue; tous les bourgeois, jeuneset vieux, demandent à marcher, et sont conduits parle ministral Amé de la Favarge : les vassaux ne sontdes derniers avec grandes bandes des leurs, mêmementJehan dArberg, seigneur de Valangin . (i3i6). Rollinarrive ès environs de Neureux tout à point, car en cemoment le diligent prélat, avec le comte deKibourg,donnait un rude assaut par escalade au bourg de Neu-reux. Les assaillans, devenus maîtres dune tour, seruaient déjà au dedans, malgré la courageuse défense deceux de Neureux et des hommes darmes que le comtey avait jetés quelques jours auparavant. IncontinentRollin se rue à son tour sur les assaillans, avec tellefurie quils sont mis en vaux-de-route avec grandeperte; notamment ceux- dedans le bourg sont toustaillés en pièces; mais au fort de la mêlée, le feuprend et consume Neureux en grande partie. Rollinne sendort pas, et marche incontinent à la pourchassedes ennemis en fuite, faisant dessein de courre subi-tement sur Bienne pour surprendre de nuit cette ville,en se servant des mêmes échelles dressées à Neureux.Mais les dites échelles se trouvent partie trop courtes etpartie trop faibles, tellement que la toute première dres-sée par le ministral Amé de la Favarge et les siens,trop chargée de monde, se fracasse alors que le braveministral à la tête, touchait au plus haut échelon, etse rompt le col avec bien dautres. Toutefois lattaquenest pas refroidie. Pierre de Cléron, chevalier, gagneles crénaux, et se jette en dedans, suivi dun bonnombre des siens, il fait rage un petit : mais nélantsuivis et soutenus, làulc de bonnes échelles, ceux- sont