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finalement tous tués. Tant et si bien se défendent ceuxde Bienne , aidés par bon nombre de fuyards de laveille y réfugiés, que le comte Rollin voyant son coupmanqué, voire la déconfiture des siens, fait sonnerretraite, et ne parvient à leur faire quitter prise qu’enleur promettant de les mener du même pas dans lecoeur des terres de l’évêque, pour y prendre une bonnerevanche. Et après avoir fait mettre en des bateauxtous les blessés, pour les transporter à Nidau , il marchetout d’abord en Erguel, et met le siège devant Delé-mont, fourrageant tout le pays jusques aux portes deBâle . L’évêque ébahi de tant de diligence, et amadouépar sa défaite, sollicite la paix. Le traité est conclu le12 juillet, par lequel : i° le comte de Neuchâtel estaffranchi de toute vassalité au regard de certains ob-jets féodaux relevant du siège de Bâle , gisant ès envi-rons de Neureux et de Lignières. 2° Le prélat est obligéde payer sans nul délai au comte de Neuchâtel i /jomarcs d’argent fin pour frais de la guerre par lui sus-citée. Lequel traité original j’ai trouvé au château deTrye, et dont j’ai tiré l’exacte copie de ma main, etdéposé au trésor des archives.
Remarque. Ainsi raconte le chanoine Jacques Bail—lods, dont le récit s’accorde pour le fond avec celui del’historien Stettler, suivi par Plan tin. Seulement obser-verai-je que ceux-ci assurent qu’après la mésaventure de-vant Bienne, le comte de Neuchâtel se sauva du côté deSoleure . Or s’il n’eût pensé qu’à se sauver sans autredessein, il serait revenu, ce semble-t-il, bien plutôt enson pays. Mais tout s’accorde, si Rollin s’en alla au-delà de Bienne, et par conséquent du côté de Soleure ,