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pour pénétrer dans le milieu des terres de l’évêque;Certain est-il qu’il assiégea Delémont , et que ce fut là,au cœur des états de l’évêque, que Rollin lui accordala paix, aux conditions ci-dessus rapportées, et dontl’indication faite par le chanoine Baillods, est bien exac-tement conforme au traité original que j’ai vu, tenuet copié, comme sus est dit. Laquelle remarque cri-tique m’a paru tout à propos ici, pour làire voir quebien souvent les historiens nous jettent dans l’erreur,soit en ne disant pas tout , soit en usant de mots nonpropres.
(i3i6 *.) Le comte Rollin ayant mis bas les armes,s’applique à parachever la fondation de sa nouvelleville du Landeron , et à la mettre en bon état de dé-fense, la gratifiant par le transport des franchises deNeureux. Auxquels travaux il consacre les 140 marcsd’argent fin, que l’évêque de Râle avait été contraintde payer pour avoir paix, sans omettre d’en faire departiculiers dons a ceux - là d’entre les bourgeois deNeureux qui'avaient été le plus en souffrance, alorsde l’escalade et de l’incendié sus rapportés. Il lait aussicommencer une nouvelle rangée de maisons en la villede Neuchâtel , sur les graviers du lac, au pied de lahaute ville, dès le dessous de la Malaporta ou Male-porte, tirant au couchant, offrant le labeur du maçonà ceux - là qui voudront bâtir en pierre, et donnel’exemple en faisant bâtir une grande maison pour ytenir son pressoir et y faire son vin, lequel bâtimentfutappelé TrouldouSjre, et ensuite le Treul Monsieur.
(i3i8 *). Le traité d’alliance avec Berne , contracté
(*) Baillods»