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Tome second.
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petits fiefs dont lorigine nullement connue, se perdaiten la nuit des temps, et dont les tenanciers prétendaientne relever que de lempereur, sans nul devoir enversle syre comte, voire se targuant dêtre dune conditionde féauté tout autrement noble et relevée, se disantvassaux immédiats de lempereur, tandis que le comtenétait quarrière-vassal : lesquelles choses déplaisentsi fort au comte Louis, quil entreprend dacquérirpar argent la plupart des dits fiefs, et parvient à lesréunir au domaine. Puis, avec le bon vouloir du comleson père, il en remet quelques-uns sous clause de-auté-lige à certains preux quil veut gratifier, tels queRenaud dEspagny, chevalier, Jacques de Cléron etRaoul Pictet de Savagnier, chevalier.

Remarques. Cest dommage que le chanoine Baillodsne déduise pas plus spécialement en quoi consistaient lesdits fiefs indépendans, quel personnage politique jouaitcette singulière classe de nobles, quelle était leur ma-nière de vassalité, envers qui et comment. Seulementajoute-t-il quils se disaient : hommes royes du roides Romains. Le chancelier Hory, mon savant maîtreen toutes choses, présumait que ces hommes se disanthommes de Vempereur , prétendaient que leurs fiefsen relevaient directement, comme danciens bénéficesmilitaires romains, ainsi quon en voyait plusieurs auxi5 e et x4' siècles en Bourgogne et autres lieux, maisque pour sûr les dits fiefs chez nous étaient de petitevaleur. Le seigneur de Mirecourt a bien raison, quandil ajoute que cette matière toute curieuse exciterait àdes recherches, si on savait saccrocher tant soitpeu, mais que dans le piteux état de nos archives, au