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regard surtout des anciens fiefs, on ne peut trouver nulletrace de ceux-ci, pas même des inféodations accordéespar le comte Louis, lesquelles fourniraient peut-êtrequelque lumière sur les dits fiefs rédimés et abolis. Il nenous reste vestige aucun ni des uns ni des autres.
(i335 *). Bonnes et sages conditions accordées àplusieurs familles, la plupart étrangères, pour défri-cher et s’établir en la vaste forêt de Vavra assise enlion sol. L’acte de concession contient des spécialitésremarquables au regard des droits et charges des nou-veaux colons. Voyez mon mémoire de 1668.
On a vu plus haut, année 1248, que par dispositionde dernière volonté, Ulrich IV avait remis et aban-donné ses droits sur Concise et Provence à sa fille aî-née, mariée à Louis de Châlons, baron de Grandson ,pour mettre fin aux démêlés subsistant à ce sujet entreces deux seigneurs. Or ce mariage n’ayant amené li-gnée, les comtes reprirent leurs pristins droits; de lànouveaux débats et conflits de juridiction tout sérieuxcette fois, vu que le comte Louis fait déclarer au baronde Grandson, par Othon de Vaumarcus, chevalier, ques’il ne consent à soumettre la contestation au jugementdu comte de Savoie, avec promesse de s’y mieux con-former qu’il n’a fait naguères, il ne restera d’autreexpédient que de régler l’affaire par les armes. Le baronconsent, et le comte de Savoie, Amédée V est choisiune seconde fois pour arbitre souverain (i536 *). Ledouble du jugement arbitral, daté du vendredi aprèsla purification de Notre-Dame , année i336, scellé ducomte de Savoie, se trouve aux archives, on ne sait
(*) Archives.