Bernois avec le secours des confédérés d’Uri, Sclnvilzet. Underwald n’aient pas la moitié autant de monde quela ligue, ils se ruent dessus avec telle furie devant laville de Laupen, -qu’ils en font déconfiture totale, lesdépêchant par milliers. Une multitude de noblesseperd la vie en cette journée où le maître d’une part, et !le serviteur de l’autre, se trouvent chefs des deux ar-mées. Rodolphe et Girard de Neuchâtel , l’un comtede Nidau , l’autre seigneur de Valangin , sont aunombre des morts, ainsi que Jehan de Savoie, filsd’Amédée V , le seigneur de Gorgier et divers autres.Pierre de Ncuchâtel-Arberg est grièvement blessé etsauvé par ses gens qui le portent à bras, marchant auloin toute la nuit pour le mettre en sûreté (*).
Remarques. Quand bien il n’est de mon métierni de ma tâche de raconter les exploits de guerre, jene puis par fois me tenir de suivre les récits du cha-noine Baillods, tournés tout gentillement, croyant quetelle licence n’est guère plus étrangère h l’homme delois qu’à l’homme d’église. Quoiqu’il en soit, il est à jpropos de remarquer en ce lieu une variété d’opinionsdi gne, à mon sens, d’être bien éclaircie. I
Le cartulaire du chapitre disait positivement que lecomte Louis, se conformant aux sages avis de son père,n’entra pas dans la ligue contre Berne . Toutefois la plu-part des historiens mettent le comte de Neuchâtel aunombre des ligueurs. Mais j’ai déjà observé plus d’unefois que le titre de comte deNeuchâtel est souvent donnépar les écrivains aux comtes d’Arberg, de Nidau et deStrasberg, tous en effet de la maison de Neuchâtel , j
(*) Simler, Munster, Stettler, îMantin, Baillods.