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Tome second.
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titre que ces seigneurs employèrent eux-mêmes quel-quefois pour dire quils étaient du chezaul. A quoi ilest bon dajouter que lerreur dopinions au regard ducomte Louis a pu naturellement provenir du fait sui-vant. Tôt après la sanglante bataille de Laupen , les Ber­ nois marchèrent à limproviste sur Landeron , comptantsurprendre et emporter cette forteresse; mais, ayantmanqué leur coup, ils saccagèrent et brûlèrent le bourgdeNeureux. Or cette hostilité semblerait dénoter que lesBernois regardaient le comte de Neuchâtel comme unde leurs ennemis ligueurs, si le chanoine Baillods nelevait pas tout doute à ce sujet en disant que Girard,seigneur de Valangin , à la tète de ses gens, allantjoindre le comte de Nidau , chef de la ligue, et passantpar le Landeron , fit si bien par ses bouillants discoursquil engagea cette bourgeoisie à marcher, assurantque le comte Louis, voire les bourgeois de Neuchâtel ,allaient suivre incontinent. Et comme la bandière duLanderon se trouva au nombre de celles que les Ber­ nois gagnèrent par douzaines à la journée de Laupen ,ceux-ci eurent par bonne occasion dentreprendrepour la troisième fois la destruction dune forteresse quileur choquait tant la vue, ainsi quon la remarqué ent 325 . Certain est-il quaprès avoir pillé et réduit encendres le bourg de Neureux, les Bernois ne firentnulle entreprise sur les terres du comte de Neuchâtel :seulement une grosse bande, dit le chanoine Baillods,méditant daller faire dégât au Val-de-Ruz sur lesterres du seigneur de Valangin dont ils avaient éga-lement pris la bandière à Laupen , obligea le curé deNeureux de la conduire par le plus court chemin :

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