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Mais la dite bande, bientôt rebutée par la hauteur dela montagne de Chumont qu’elle avait dessein de traver-ser, et craignant d’être assaillie et coupée en sa retraiteau milieu de tant de bois et broussailles, revint sur sespas, et tous s’en retournèrent faisant un rude dégât sur 1les terres de l’abbé de St. Jehan qui avait pris part à la jligue, et en la comté de Cerlier qui appartenait au comtede Nidau . Lequel commentaire explique assez claire-ment, ce me semble, de quel côté se trouve la véritéhistorique au regard du comte de Neuchâtel , alorsde la ligue mise en pièces à Laupen par les Bernois .
( 1 3 39 *). Le bourg de Neureux ayant été brûlé l’annéeprécédente par les Bernois , et ses habitons ne pouvanttous se loger en la ville du Landeron , plusieurs vonts’établir à Neuchâtel et dans la baronnie ou châtelainiede Thielle, portant avec eux leur libre et franche con-dition, attachée non au lieu mais à la personne.
( 134o). Fondation d’un prieuré de bénédictins à Cor-celles par Amédée de Neuchâtel-Cormondrèche. Il yavait déjà un hospice pour deux moines seulement; leurnombre augmenté avec bonne prébende forma un richeprieuré, lequel fonda tôt après la cure de Cornaux desservie par un de ses bénédictins sous la collation 1et patronage du prieur. I
(**) Jean II de Neuchâtel-Arberg, seigneur de Va-langin, avait succédé à son père Girard tué à labataille deLaupen . Il rend hommage le 29 janvier 1340 au comteLouis qui lui donne en accroissement de fief le châ-teau de Valangin purgé de toute vassalité étrangèrepar l’accord avec le comte de Montbéliard rapporté(*) Baillods. (**) Archives.