— 199 —
(i 349 *)• Landeron est désolé par un grand incendiesur la fin de 1348. Les originaux de ses franchises sontconsumés. Le comte Louis y accourt, console affec-tueusement les bourgeois, leur promettant aide et se-cours pour rebâtir leur ville, avec offre de renouveler,voire amplifier leurs privilèges. Octroi du 17 janvier1 34 g. Institution d’un banderet et autres nouveauxdroits qu’on peut voir dans la concession. Le comteLouis, toujours souvenant du valeureux comportementdes bourgeois du Landeron , alors des deux sièges qu’ila soutenus à leur tête dans sa jeunesse contre les Ber-nois, conserve une grande dilection pour ce lieu et latémoigne en ce rencontre.
(i 35 o *). Nouveaux débats et coups donnés au sujet,de la vieille, querelle tant pour les limites du Vaux-Travers qu’au regard de certains conflits féodaux ducôté de Vaumarcus , comme aussi sur le mont de Cu-drefin et en Vuilly . Le comte de Neuchâtel et le baronde Grandson tombent finalement d’accord par traitédu 10 décembre i 35 o, muni du scel de chaque partie,lequel titre nous a été dérobé avec tant d’autres. Lacopie qui gît aux archives est sans authenticité; toute-fois elle s’accorde en tous points avec le langage deschanoines contemporains en leur chronique, et rapportépar le chanoine Jacques Baillods, à savoir qu’en ce traitéétaitrappelé et confirmé l’acte d’échange de 1 1 18, lequelétablissait pour ligne de séparation entre la baronniedu Vaux-Travers et celle de Grandson la cime desmontagnes conformément à la pente des eaux desdeux parts. J’en ai déjà parlé en la première partie,(*) Chronique des Chanoines, Archives, Baillods.