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plus Stettler et Plantin, l’un citoyen de Berne , l’autresujet, ont pu naturellement croire et dire tout ce quiétait favorable aux Bernois. Partant je ne puis me tenird’ajouter que je crois voir ici le même jeu répété 170ans après, au regard de l’abbaye de St. Jean ; voyez,la première partie. Certes c’est encore ici le petit potd’argile en compagnie de la grosse marmite de fer;il n’est meilleur apologue. Voilà comme le vasteet beau patrimoine des anciens comtes de Neuchâtel s’est éparpillé, d’abord par partages, ensuite par mau-vais ménage et finalement par droit du plus fort. Lescomtés de Strasberg et de Nidau eurent la même des-tinée que le comté d’Arberg ; tous tombèrent en l'abîme,parce que leurs sires manquèrent, les uns de conduite,les autres de savoir se retourner dextrement au regardde la confédération naissante des Suisses , comme lefirent habilement et avec tant de sagesse, les sirescomtesde Neuchâtel , proprement dits chefs du chezaul; aussisont-ils à cette heure les seuls qui subsistent en toutel’Helvétie.
( 1 35a). Origine et faible commencement delà bour-geoisie de Valangin parles franchises, non fort étenduesencore, concédées aux habitans du bourg par Jean IIseigneur de Valangin, qui leur accorde un banderetet divers privilèges, toutefois restreints aux seuls do-miciliés, vu que celui qui quittait le bourg redevenaitaussitôt mortaillable. Au regard de tous les autres ar-ticles non réservés par le seigneur, celui-ci prometaux bourgeois de Valangin de les maintenir auprèsdes coutumes usitées à Neuchâtel . Cette conces-sion est du i5 août 1 352. Les maîtres - bourgeois