_ 212 —
il entend qu’Isabelle, comme aînée, soit comtesse etdame suprême , et que Varenne, polir toutes les chosesde son partage, entre en la foi et hommage avec Isabelle,sa sœur aînée, et relève d’elle et de ses hoirs lèaux,procréés de son corps-, syres de Neuchâtel . Dans cedernier testament , le comte Louis donne à ses deuxbâtards, Jehan abbé de St.-Jehan et Yauthier, à celui-ci la baronnie de llochefort, à celui-là la seigneuriedes Verrières concédée l’année devant au bâtard deJehan, qui reçut par la suite en échange la baronniede Vaumarcus , la seigneurie des Verrières réversibleà Vauthier après la mort de l’abbé de St.-Jehan, lesdits fiefs devant relever d’Isabelle suzeraine, et à la-quelle toute justice criminelle doit rester . Enfin ordonneque son casque, son épée et son écu soient couchés dansson cercueil, comme étant le dernier de sa race, oudu moins de la branche aînée de la maison de Neu châtel . Selon les chanoines contemporains en leur chro-nique, au dire du chanoine Baillods, le comte Louisavait réglé toute chose en telle manière que Marguerite,sa troisième femme, ambitieuse et altière, n’eût rienà régenter, ordonnant toutefois qu’elle fût noblement‘entretenue au chastel, si mieux elle n’aimait se retirerchez les siens en la Bourgogne, auquel cas on lui dé-livrerait 5oo florins d’or du Rhin par chaque an.
(*) Le comte Louis expire le 5 juin. Bon seigneurenvers ses sujets, bon père envers ses enfans, bonmaître envers ses serviteurs, il fut grandement regrettéde tous. Son humeur guerrière ne l’empêcha pas deconnaître et pratiquer les maximes d’une sage et bonne
(*) Baillods, Chron. des Chanoines.