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lait marcher sa bandière, pour que les confédérés dis-posent de ses gens, ainsi que des leurs : conduite ha-bile et sage, par laquelle cette princesse se rendaitagréable aux confédérés , allait au secours de ses alliésde Soleure avant réquisition, et se comportait avec lesbernois comme s’ils eussent renouvelé; vrai moyende les y amener sans mais ni car. Au dire de plusieurshistoriens, tels que Munster, Stettler et autres, cetteeffroyable soldatesque, au nombre de plus de 60 millehommes, portant partout le fer et le feu, était entréeen Suisse à l’instigation de Léopold d’Autriche, et sespartis s’étaient déjà avancés jusques au Landeron etpont de Thielle ; mais bientôt attaqués et harcelés quede çà que de là par les Suisses , il en fut fait si grandedéconfiture qu’il en échappa fort peu. Rodolphe deNeuchâtel , comte de Nidau , gagné par Léopold, se joi-gnit à ces brigands avec ses gens, et fut tué devantBuren. Par là s’éteignit cette branche cadette de lamaison de Neuchâtel .
( r 5 y y *). Après avoir inutilement proposé à la mai-son de Savoie d’affranchir de toute relevance le comtéde Cerlier soit par argent ou autrement, Isabelle sedétermine à le vendre au comte de Savoie, Amédée VI ,plutôt que de rester sous une prestation de foi et hom-mage dont certaines astrictions seraient embarrassantessi quelque jour le savoyard avait maille à partir avecles confédérés . Toutefoislaprincesse se réserve en toutepropriété, et dégagée de toute vassalité, l’abbaye de St.Jean avec son district, ainsi que la contrée de Chules et celle de Voëns, qui étaient des dépendances du comté
(*) Baillods et Hory.