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Tome second.
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aurait pu et dire en vrai prêtre de léglise de Christà Conrard : « Syre comte, ce sont vos manières rudé-» ment tudesques qui cabrent ici chacun. »

(1406 *). Conrard irrité veut se venger, et cherchemal habilement une vraie querelle dallemand au cha-pitre et aux bourgeois de Neuchâtel , possesseurs debiens-fonds, prétendant avoir droit de retrait per-pétuel sur toutes terres accensées par les anciens comtes,moyennant quil rendit le prix originaire de laccense-ment, prétentions monstrueuses, vu que la plupartde ces terres avaient été sagement concédées, les unesgratis, les autres à tout bas prix, à celle fin de mettreen valeur les terrains incultes jusques alors, attirerdes colons, et accroître le nombre des hommes dansle pays. Les propriétaires bourgeois, ainsi que le cha-pitre, sinquiètent et sagitent; les chanoines les pre-miers prennent aussitôt leur parti, et, bien instruitsde lesprit qui conduit la politique des Bernois, deuxchanoines se rendent clandestinement à Berne , y jettentles hauts cris contre Conrard, et sollicitent pour et aunom du chapitre, bourgeoisie à titre de protection.La demande est accueillie.

A lexemple des chanoines, les bourgeois courent àBerne non-seulement solliciter protection pure et sim-ple, mais belle et bonne combourgeoisie, et lobtiennent.Conrard apprenant ces choses, et ne pouvant empê-cher les bourgeois de Neuchâtel , hommes libres, dac-quérir des droits de bourgeoisie à Berne singulièrement,entre en grande inquiétude, nignorant pas que ce can-ton, beaucoup moins puissant alors quaujourdhui,

(*) Chron. du Chapitre, Baillods.