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cherchait à se fortifier lui-même par ces sortes d’al-liances qui lui procuraient des secours d’hommes aubesoin. En telle conjoncture, Conrard ne voit autreexpédient que de convier Berne avec instance à renou-veler l’alliance contractée en 1599, et déjà expirée. Sademande est appointée. Trois actes ou traités sont aus-sitôt stipulés à Berne où le comte Conrard s’était hâtéde se transporter le premier, de la part de la ville etbourgeoisie de Neuchâtel en faveur de Berne , daté du17 avril 1406, le second de la part de Berne en faveurde la ville de Neuchâtel , et le troisième contient toutce que le comte de Neuchâtel d’une part, et le cantonde Berne de l’autre, se promettent mutuellement. Lesdeux derniers actes sont datés du vendredi, veille deSt.-Georges, 22 avril, partant cinq jours après le pre-mier. Ces traités assez connus, vu qu’ils sont ès mainsd’un chacun, n’ont besoin d’être ici transcrits. Seule-ment est-il à remarquer qu’ils sont instrumentés avecgrande énergie, contenant de solennels engagemensde confraternité, d’aides et secours mutuels, singu-lièrement d’alliance et d’union perpétuelle : « à tou-» jours, est-il dit, et tandis que les dites villes et états» de Berne et Neuchâtel demeureront en être, etc. »Lesquels actes et traités ont aussi pour salutaire finde prévenir et terminer à l’avenir toutes noises et dé-bats, non seulement entre les deux états, mais aussientre le comte de Neuchâtel et les bourgeois.
Remarques. Il n’est oiseux de savoir que si au se-cond acte contenant les engagemens de Berne avec laville de Neuchâtel , on y lit ces mots : « avons reçur> les dits de Neuchâtel pour nos perpétuels bourgeois, »