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Tome second.
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regard des autres articles, on peut consulter la pronon-ciation. Berne garda le silence sur un seul point, cétaitune porte avec pont-levis que le comte avait pratiquéepar le donjon, et dont la ville demandait labolition,disant quil ne servait en rien que la garde de la citéfût commise aux bourgeois pour la sûreté de ses fran-chises, si le comte conservait une entrée à lui seul parlaquelle il pourrait introduire, à linsu des bourgeois,tels gens de guerre, à son gré, pour les molester.

(*) Vauthier, baron de Iiochefort, homme fier etentreprenant, voulant se venger de Conrard quil dé-teste pour certains durs traitemens, savise mécham-ment de fabriquer un faux acte daté du 2 mai 1062,par lequel on suppose que le comte Louis avait oc-troyé un tel degré dindépendance à la ville et au cha-pitre de Notre-Dame de Neuchâtel , quils pouvaient,lorsquon baillerait atteinte à leurs droits et franchises,se soustraire à lautorité du comte de Neuchâtel et seranger sous la directe immédiate du comte de Cliâlons.

Le dessein de Vauthier est damener un soulève-ment, vu la disposition des.esprits et les plaintes contreConrard. Le baron imposteur communique avec mys-tère lacte prétendu aux principaux de la ville, leurdisant que ce titre, découvert par fortune dans les pa-piers du bon comte Louis, avait été tenu caché parIsabelle et Conrard. Ce discours mensonger reçoit ac-cueil, vu réchauffement des esprits, qui ne fait quesaccroître par les menées sourdes du comte de Châ-ions, et il en résulte un pacte follement scandaleux,assez et trop connu, daté du i3 août i/ ( o6, par lequel

(*) Bailiods.