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Tome second.
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les bourgeois de Neuchâtel sémancipent de régler gra-vement lordre de la succession, au cas que Conrarcl 1ne laisse pas denfans. Dans la dite absurde convention,commençant par ces mots : Nos consilium et commu-nitas villce Novi Cas tri, etc., les bourgeois prononcentquen tel au tel cas, le comte de Châlons entrerait enpleine succession et possession du comté de Neuchâtel .Conrarcl ignore toutes ces choses ; il ne les apprendque long-temps après, tant sa manière de régenter luigagne peu clamis et serviteurs fidèles.

(*) Mahault, dame de Valangin , et Guillaume, sonfils, accordent de nouvelles franchises aux bourgeoisde Valangin , lesquels sont allégés de diverses charges.Lacte est daté du dimanche Reminiscere 1406. Cettecharte est nommée la grande franchise.

(1407 **). Le comte de Châlons espérant tout de lahaine des peuples contre Conrard, croit le momentpropice pour lévincer de Neuchâtel . Il commence parpublier à grand bruit une main-mise, se fondant surdéfaut de spécification dans lhommage que lui renditle comte Conrard en 1397. Celui-ci répond fièrementà la notification par un refus ferme et net dobéir,disant froidement que, si le prince dOrange eût de-mandé le dénombrement de son fief par le menu, ily aurait satisfait, comme il était prêt encore à le faire.Jehan de Châlons sapercevant que la poire nest pasmûre, et que le soulèvement général dont lavaientleurré le baron de Rochefort et certains du chapitre,ne prenait feu encore, ains au contraire que les yeuxsemblaient souvrir à Neuchâtel , prend le parti de

(*) Mémoire de 1668. (**) Baillods et Horv.