— 247 —
dissimuler, et accepte l’ofire du dénombrement. Sili-ce, le comte Conrard se rend incessamment près deJean de Châlons, prince d’Orange, et le subjugue parsa fière assurance. Toutes choses sont remises en leurpristin état, et l’acte en est passé à Nozeroy, muni dessceaux des deux comtes, le 24 a °ût 1407.
(1408 *). Nouveaux cris et grand tumulte à Neu châtel , au regard de la porte et pont-levis du donjon.A ce coup, Conrard prend peur, et consent à l’aboli-tion de la dite porte, laquelle est murée pour jamais,le 20 avril.
Il s’élève noises et débats entre les gens du comteet ceux du seigneur de Valangin , au regard de la pêchesur le Doubs et de la chasse. On instrumente une con-vention le 7 septembre, par laquelle on règle non seu-lement ces deux articles, mais aussi divers autres con-cernant le fief de Valangin , touchant les péages, lepassage des vins par le Locle , le bochéage etc. Voyezmon mémoire de 1668.
Conrard ne sait mot encore des menées du baronde Rochefort, et du faux acte par lui fabriqué, nonplus que de la folle déclaration donnée par la ville deNeuchâtel , en faveur du comte de Châlons le i3 août1406. Le félon Vauthier, trompé en son espoir, prendun autre biais, et apprenant que Conrard médite unnouveau voyage en Palestine, il travadle à gagner parfeintises et soumissions sa confiance. Conrard séduit,remet avant départ au cauteleux Vauthier la régence,et le nomme son lieutenant en la comté, croyant par
(*) Baillods et Horv.