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Tome second.
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gneurs ou leurs successeurs, auprès de ce qui est contenuen la présente charte, nous ou nos successeurs les contrain-drons par censure ecclésiastique à sy conformer, ainsi quefaire ils le doivent. Et afin que le présent demeure en saforce et vigueur, nous lavons fait corroborer de lautoritéde nos sceaux. Donné à Neuchâtel , de la main dHaymon,notre vénérable chancelier. Ainsi fait lan de lincarnationdu seigneur 1214, au mois davril.

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Voici comment un écrivain de notre temps raconte lhis-toire des démêlés survenus entre Marguerite de Bourgogne et la comtesse Isabelle.

Le comte Louis, après avoir perdu deux épouses et tousses fils légitimes, fit connaissance au château de Champ-vent, au pays de Vaud , de Marguerite de Vufïlans. Soitespérance de remplacer les fils quil avait perdus, soit queson cœur naturellement sensible se laissât aller aux ma-nèges adroits dune femme encore jeune, mais hypocrite,adroite et ambitieuse, il en fit son épouse en 1371. Il netarda guères à remarquer que de la part de sa nouvellecompagne, lintérêt personnel et lhonneur dêtre comtessede Neuchâtel , avaient été les seuls mobiles de son unionavec lui. Il prévit que ses filles, après sa mort, ne se sépa-reraient pas delle sans contestations ; il chercha à les pré-venir, en associant son aînée, Isabelle, au gouvernementde létat. Mais à peine le comte eut-il fermé les yeux, queMarguerite prétendit que sa qualité de veuve lui donnait