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Tome second.
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ou de ses agens, quoiquil eût pris lengagement de lentre-tenir à ses frais; quon lavait rudement traité, ce dont lepeuple de la ville murmurait fort ; que le dit bâtard ayantété interrogé plusieurs fois, et ne voulant point confesserses délits, les gouverneurs de la cité avaient procédé « contre» lv par géhenne à deux fois, à divers jours, à lun desquels» icelly bâtard avait été gélienné par treize fois, sans avoir» sur son corps que ses petits draps, et avait été traitié que» inhumaine chose serait le réciter, sans vouloir confesser)> les dits cas contenus dans la ditte accusation. Et pour ce« que la cité avait pour usance que nul ne doit par iceulx» être condamné à mort souffrir, si ne confesse les cas de» sa bouche, pour lesquels il est incarcéré, ils avaient passé» au profit du dit bastard une sentence absolutoire. »

Voilà donc en i 4 ia le bâtard de Neuchâtel qui se dérobeencore à la vengeance du comte. Mais celui-ci se rend avec,empressement auprès du duc qui arrivait de Paris ; il luiprésente la fausse charte attribuée au comte Raoul, datéede 19.97, et il obtient un ordre de sa part pour ajournerYauthier. Le seigneur de Courtivron, chancelier de Bour­ gogne , chargé par le duc avec son conseil découter les ré-clamations du comte de Fribourg et dexaminer les preuvesdu faux, étant employé à des affaires majeures, le baillidAval fut appelé à le remplacer. Un sergent est envoyépour ajourner Vaulhier; il se rend à Cerlier et trouve lebâtard dans la place devant le château il lui fait lire sonexploit en présence de témoins. Mais ce fut en vain. AlorsConrard se présente lui-même devant le bailli dAval; ilplaide sa cause, et entre à cette occasion dans des détailsquil est curieux de consulter.

Le comte débute par affirmer que Vauthier est un « très-» faux et mauvais homme, » qui sétait étudié à faire defausses chartes pour nuire à son seigneur, quoiquil fût

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