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passait au château de Cerlier . Il s’agissait surtout des fran-chises de i3o 7 en faveur des bourgeois de Neuchâtel , queVauthier et le chanoine montrèrent à quatre des jurés duplaid de Neuchâtel , en leur disant qu’ils s’attendaient àavoir grand profit de la commune.
Le chanoine Leschet convaincu, avait été condamné encharte perpétuelle par l’official, son juge naturel. Le clercJean Dacie, de Morat , également convaincu par ses aveuxd’avoir copié sept fausses chartes, fut aussi condamné encharte perpétuelle. Le comte produisit tous ces faux actesbiffés et cancellés, ajoutant qu’il avoit fait ajourner le bâ-tard à comparaître en sa présence, pour répondre aux ac-cusations de félonie, faussetés et maulvaitiés portées contrelui par son procureur, mais que s’étant rendu contumace,le tribunal convoqué et composé des députés des villes deBerne, Fribourg, Soleure, Bienne, Moudon, Romont ,Payerne, Lausanne et d’autres villes du pays, prononçaque Vauthier était convaincu d’avoir commis les faussetés,félonies et trahisons alléguées contre le comte son seigneur,qu’en conséquence il devait être puni de mort et ses biensconfisqués.
Cependant le bâtard muni de ces deux fausses chartesprétendues des comtes Raoul et Louis de Neuchâtel , quiordonnaient l’appel à la régalie de Besançon , se flattant dela sorte d’intéresser le duc en sa faveur, avait fait citer lecomte à comparaître devant le conseil du duc. Mais Conrard,au lieu d’y répondre, part pour Paris où se trouvait le duc,afin de l’informer de toute cette manœuvre.
Les vingt-quatre jurés de Neuchâtel , cités à comparaîtredevant e lchancelier de Bourgogne pour dire leurs raisons,répondirent au sergent qui vint les ajourner, « qu’ils ne» voulaient point contredire à la cancellation et à la reddi-