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» venesse plus merveilleusement belle et accorte ; des nos-» très étaient là cinquante, sous ordonnance de Albert de» Tissot, vaillant chevalier, nous témoignant force aise et» contentement de notre improvise advenue. De ce ad visés» tout d’abord aulcuns des principaux des ligues, yceulx» nous requirent leur bailler devisement des choses à nous» cognues à l’endroit de Basle : sur ce, leur remontrâmes» que l’osf (') du dauphin comportait vingt et cinq, voire» trente mille Armaignacs, champovants et spoliants monts» et vaux par alentour la ville et circuit d’y celle ; et» semblait ugne entreprise non humaine de vouloir avecque» si petit reconfort gaigner les portes à l’encontre de telle» épouvantable moultitude. Ung des dits seigneurs des li-» gués (et semblait ycelui chevalier par grave et souperbe» prestance avoir auctoritey), respondit : Si fault-il que» ainsi soit fait demain , et ne pouvant rompre à la force» les dicts empeschements, nous baillerons nos âmes à Dieu ,» et nos corps aux xlrmaignacs. »
Ce passage exprimé avec une naïveté intéressante, estd’autant plus remarquable que les historiens s’accordent àdire que ce détachement était composé de l’élite de l’arméedes Suisses ; ce qui est une preuve de la confiance et des liai-sons toujours plus intimes dont jouissaient les Neuchâteloisau milieu des confédérés , à force de partager leurs expé-ditions militaires. Il est bien naturel d’apprendre avecplaisir, que nos ancêtres ont été pour quelque chose danscette célèbre journée décrite en termes si magnifiques parle pape Pie II , alors simple ecclésiastique, témoin des pro-diges de valeur de cette poignée d’intrépides, qu’il comparelui-même dans son journal aux Spartiates des Thermopyles.
Le chanoine Henri Purry de Rive, après avoir exalté l’in-trépidité de ces Suisses qui se dévouèrent tous à la mort aux(') L’armée.