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Tome premier.
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HISTOIRE DE NAPOLÉON. — 1796. 97

Die VII, dont les états, incorporés depuis cinq années à l’empire fran-çais , lui sont rendus par les luthériens de l’Angleterre, les calvinistesde la Prusse, et les schismatiques de Moskou . Ces trophées voyageurssont aussi les monuments d’une autre religion et les témoignages d’unautre triomphe. Mais il est de la destinée de Rome , soit païenne, soitchrétienne, d’hériter de toutes les gloires du monde, et de vivre desdépouilles de ses amis et de ses ennemis. Il est aussi de la destinée deBonaparte d’être deux fois maître de Rome , comme conquérant etcomme souverain, et de n’y entrer jamais!

Le moment d’occuper Livourne, d’en chasser les Anglais , et dereprendre sur eux leur royaume de Corse, était enfin venu. Dans l’es-poir de surprendre les bâtiments anglais à Livourne , Ronaparte avaitenveloppé d’un grand secret cette expédition. Lamarche de ses troupesé tait masquée par le mouvement qu’il avait ordonné sur Rome parFlorence. En conséquence, de Reggio il avait envoyé la division Vauboisù travers l’Apennin sun Pistoia . Le but ostensible de ce mouvement étaitde contraindre le pape à ratifier l’armistice de Pologne par un traité.Be grand-duc de Toscane , inquiet de ce passage par sa capitale, avaitPressé au quartier général de Pistoia , où Ronaparte avait rejointv aubois le 26, une lettre pour le prier de diriger ses troupes sur Pise au lieu de Florence , ce qui fut accordé. Le général en chef fit plus; ilécrivit au grand-duc, le jour même : - Le pavillon de la république estc °nstamment insulté dans le port de Livourne ; les propriétés desnégo-C1 ants français y sont violées ; chaque jour y est marqué par un atten-ta contre la France , aussi contraire aux intérêts de la république qu’audroit des gens. Le directoire exécutif a porté plusieurs fois ses plaintesa u ministre de V.A.R. à Paris , qui a été obligé d’avouer l’impossibilité°ù se trouvait V.A.R. de réprimer les Anglais et de maintenir la neu-tralité dans le port de Livourne . Le directoire exécutif a senti dès lors?u H était de son devoir de repousser la force par la force, de faire res-pecter son commerce, et il m’a ordonné de faire marcher une divisionde 1 armée que je commande, pour prendre possession de Livourne ,ai l’honneur de prévenir V.A.R. que, le 10 de ce mois (messidor,juin), une division de l’armée entrera à Livourne , etc. » '

Ba division Vaubois se mit en route ; Murat commandait l’avant-gardee t fiuitta brusquement la route de Pise à Fioremuola pour se porter surBivourne, où il entra huit heures après; le général en chef se rendit